Perfectionnement …

De vrais vols !

Après ces mauvaises journées passées sous la pluie, une autre semaine de congés (hé oui, cette année le joli mois de mai est plutôt en notre faveur, nous les pauvres salariés !) passée à Barcelonnette.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est dans les Alpes de Haute Provence, dans la région de Gap. Je suis retourné à L’Establoun chambre d’hôte située dans le quartier des Allemands au-dessus de Barcelonnette, face à Pra Lou ! Un cadre agréable avec une vue imprenable et un silence de roi ! Mis à part quelques vaches récalcitrantes qui ont du mal à faire la grasse matinée !!
Arrivé le dimanche soir, accueillit par Claude et Marguerite, il y avait un couple de retraités qui était là pour la semaine. Néron, le chien, veillait sur la maison. Mais bon pour que Neron prévienne qu’une personne a franchi le seuil, il faudrait qu’il se réveille ! C’est un gros dormeur qui ne suit que son maître.

Lundi matin rendez-vous à l’école à 9h00. Nous serons deux stagiaires : Jérôme et moi. Jérôme vient de faire ses premiers vols la semaine dernière et commence donc son premier “perf”. Un peu de pente école pour remettre en place les réflexes de sécurité, indispensables à la bonne marche des vols !! Une bonne matinée remettre tout en place : cuissardes, ventrales, attaches ! Ouf rien ne manque. Allez, quelques pas, la voile se gonfle, lever les avants, mais pas trop, un peu de frein, mais pas trop, quelques pas et hop … léger envol… ça revient. Etre centré sous la voile, allez du bon côté, faire attention au vent, aux arbres e aux vaches !! Mardi mercredi et les jours suivants … Premier grand vol de la semaine, prudence, pas ou peu d’autonomie, un grand “plouf” comme on dit : décollage / atterrissage… mais dans ma tête je ne le voyais pas comme ça ! j’ai cru que je ne savais plus rien faire ! Petit à petit, au fur et à mesure des vols, les sensations reviennent, l’envie de décoller aussi !! Soleille-Boeuf est un point de décollage accessible après 30 minutes de Toyota + 10 minutes de pente bien raide à pied. Content d’avoir arrêté la cigarette le père Bernard. Ca fait souffler cette côte avec le sac sur le dos !

Pour les photos, je vous laisse cliquer sur le lien adéquat, les photos y sont stockées !

Petit à petit, un plus d’autonomie, je me permets d’aller de droite et de gauche, de sentir les ascendances, les remous … mais bon, incapable d’anticiper. Guider à la radio par Matthieu, il me “montre” où sont les courants d’air ! Il faut virer serrer pour ne pas quitter les ascendances si on veut en profiter. Mais moi je suis un peu mou de la manette ! Je n’ai pas vraiment envie de me retrouver dans un 360 non géré, alors les virages serrés ne le sont pas vraiment !

Soleille-Boeuf : jeudi soir. Un vent fort d’ouest glisse en remontant le long de la pente, rendant difficile la préparation de la voile pour le décollage ! Je suis le premier à m’élancer. Jérôme volera avec Matthieu en Bi, car deux jours auparavant nous avons été fortement secoués sur ce même vol. Un gros méchant vent nous a secoué dans tous les sens sur nos sellettes ! J’ai pas vomi, mais je ne sais pas pourquoi !?! Donc on est un peu tendus, mais bon c’est volable, faut y aller … Un pas, et encore même pas, la voile est gonflée, un pas de plus et je suis à monté de 3 mètres ! Ne pas se faire embarquer en arrière ! Matthieu me guide à la radio pour me montrer où est le vent (cette fois c’est du dynamique, pas du thermique). En crabe, face au vent, je prends de l’altitude !!! Yesssssssssss ! Petit à petit je me retrouve de plus en plus haut, bien au-delà du point de décollage ! 40 minutes de “sorling” à gérer seul mes mouvements, ma direction !! Deux autres parapentes ont décollé après Matthieu. Nous sommes 4 jouant dans le vent. Ca va vite, il faut toujours anticiper un peu plus !! Le soleil, le vent sont de face. Les sensations et le plaisir de voler sont bien là ! Les photos ont été prises par Matthieu lors de ce vol. On voit clairement les deux autres parapentes en-dessous avant qu’ils ne décollent. Se décontracter au mieux ! Chaque fois que j’y pense, mes cuisses baissent de 10 centimètres et se posent sur la sellette ! Pas vraiment tranquille le père Bernard sur sa planche de bois au bout de ses suspentes !! Se stabiliser, mettre le poids du corps du bon côté, ça aide pour tourner… allez on se concentre, il n’est pas question de descendre !

Retour à l’atéro … une traversée de la vallée, sans trop de remous, c’était même plutôt calme ! Perdre de l’altitude, mais pas trop, suffisamment pour rentrer tranquillement. En fait c’est le plus difficile : savoir si j’ai encore suffisamment d’altitude pour rentrer ou non. Cette perception demande une grande pratique. C’est tellement agréable et surprenant de voir la terre de si haut ! Mais évaluer son altitude est loin d’être aisée. Il faut trouver des points de repère d’un vol à l’autre. Pas de vent au sol, un atterrissage calme, mais surprenant justement car très calme !

Dernier jour … dernier vol … dernier atterrissage… j’ai entendu très clairement le muscle se déchirer ! Un peu étonné en posant le pied au sol, j’ai très vite compris à la foulée suivante. Je n’ai pas insisté. J’ai tout lâché, la voile m’est passée par dessus la tête, je n’ai pas du ni pu faire plus de trois pas ! Une douleur plutôt vive dans la cuisse droite ! Retour à l’école, en boitant légèrement. Dire au revoir à tout le monde et rentrer sur Lyon, en moto, la jambe droite posée sur le cale pied ! Pas un coup de frein, cela aurait été impossible d’ailleurs, ou en tout cas j’aurais hurlé !

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