Une petite panne …

ça change un peu des pannes plus importantes !

Il y a une semaine, je suis allé faire un tour dans la Montagne Noire que j’apprécie beaucoup. La Pacific avait quelques ennuis de batterie, aussi j’ai dans le coffre une batterie de secours. Arrivé dans un village à 30 km d’ici, je cale ! Ok. Je connecte la batterie de secours mais j’ai eu la bonne idée d’inverser le plus et le moins.

Le premier qui rigole …

Bon ben après elle marchait moins bien quand même !IMG_2911

J’ai sonné à la porte d’une maison pour savoir où je pouvais laisser la moto avant de revenir d’ici 2 à 3 jours pour la chercher avec le mécano… Très gentiment les propriétaires m’ont aidé à la mettre dans un pré, sous un arbre … et puis l’éclair m’a foudroyé !!! En fait j’ai une assistance dans ma cotisation d’assurance. 45 minutes plus tard un dépanneur motard est venu prendre la Pacific et moi je suis rentré en taxi. On a un peu discuté UberPop, mais je n’ai  commencé la discussion que 5 minutes avant d’arriver histoire d’avoir un « voyage » cool !!

Taxi et dépanneurs ont été très sympas.

Hier, une semaine plus tard, une fois le régulateur et la batterie changés sur la Pacific, je suis retourné voir les propriétaires et leur rendre notamment un morceau de madrier qui nous a bien servi pour caler la Pacific sur la remorque.

J’en ai profité pour continuer ma balade interrompue … il était 18h passé, le soleil commençait à baisser, la chaleur aussi… roulage sous les bois, petites routes comme je les aime …

😉

Alain

La prochaine fois, le branchement/dépannage de la batterie devrait bon du premier coup. L’essentiel est que la PC soit de nouveau opérationnelle pour de nouvelles aventures. Alain

Manu

Salut !

J’ai bien ri à la lecture de ton inversion de cosses mais, comme tu me l’as fait remarquer : « Si t’as lu, un commentaire serait le bienvenu ! ».

Alors je commente :

Tout d’abord, je note que l’inversion de cosses est une erreur fatale dont très peu d’entre nous ont été préservés, ou alors ils n’ont jamais mis les doigts dans le cambouis ! Je dirais même qu’il s’agit d’un passage initiatique inévitable, voire souhaitable, au regard de notre devoir de maîtrise des éléments tangibles, au même titre que la bonne châtaigne dans une prise de 240V, le coup de marteau sur le pouce qui tient le clou et cette p… de petite vis qui fout le camp entre deux lames de parquet.

Mais, à la différence de ces expériences pratico-pratiques qui nous font passer du stade inerte de bipède mono-chaussé (celui qui a les 2 pieds dans le même sabot) à celui – alerte – de castorameur averti (celui qui a les deux mains dans le même casto), l’inversion de cosses mérite une mention spéciale car elle seule peut se décliner de multiples façons et donc vient enrichir notre expérience à un point tel qu’elle représente ni plus ni moins (c’est le cas de le dire…) le dernier échelon vers l’ultime maîtrise.

Voyons cela plus précisément :

Déclinaison N°1, l’inversion des cosses : cosse, du latin « coccia » (coque), dérivé de « cochléa » c’est-à-dire « escargot ». Inverser les cosses amènerait donc au fait que l’on transformerait potentiellement son escargot pacifique de la coast en un gros escart pachyderme de la figue !

Déclinaison N°2, l’inversion d’Ecosse : tu passes immanquablement d’un bourrin adroit à un Edimbourrin gauchi.

Déclinaison N° 3, l’inversion des Causses : entre le Causse Noir et le Causse Rouge, t’es Méjean comme devant !

Déclinaison N° 4, l’inversion des Koss : là, tu as la stéréo du casque en perdition, les oreilles qui tricotent, le son qui dérape à mort… tu entends les violons à droite, les contrebasses à gauche et ton GPS t’assène en continu « Faites demi-tour… faites demi-tour »…

Et en bonus, la déclinaison N° 5, l’inversion d’écorce (également appelée l’Ardéchoise) : elle a pour effet de transformer la châtaigne (cf. la prise de 240V sus-citée) en marron (cf. tu l’es une fois tu as branché le bazar dans le mauvais sens !).

En résumé, rien de tel qu’une bonne inversion pour reprendre la route dans le bon sens.

Bon. Voilà. Sinon, je viens de passer une journée à essayer les dernières BMW à refroidissement air/eau : la 1200 GS, décevante, trop sportive, trop éloignée de son tempérament d’origine, un bruit moteur de casserole bon marché, un duo inconfortable, un sentiment de tracteur italien… la 1200 RT, joueuse, confortable, surprenante de vivacité, vraiment attirante… je l’ai commandée !

Alors on se fait quand une balade sans inversion de cosses ?

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